samedi 28 août 2010

Jésus-Christ est vraiment ressuscité : quelques réflexions

Le Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité !
Il est donc vivant, pour de vrai, aujourd'hui

     Aujourd'hui ces paroles si souvent répétées ont pris un relief particulier et saisissant. Je vous livre mes réflexions, si cela peut vous aider sur votre route ou suscite la discussion...

     Quand nous disons que nous voulons suivre le Seigneur, mieux, nous laisser guider par Lui, est-ce que nous n'imaginons pas souvent que cela veut dire mettre en application ses conseils qui sont dans la Bible ? Que son message est valable encore aujourd'hui et que si nous le suivons, nous irons au bon endroit ? (Et si nous nous disons cela, c'est déjà beau !)
     Mais il faudrait être bien savant pour assimiler tout son enseignement, et cela n'est pas donné à tout le monde... On prend alors les morceaux choisis qu'on aime le mieux.

     En réalité, si Jésus Christ est vraiment vivant, cela veut dire qu'Il peut réellement me conduire sur le bon chemin sans que j'ai besoin d'en connaître les moindres détails. Il me suffit de m'abandonner à sa volonté.
     Bien sûr, si je veux que Jésus me conduise, je dois chercher à discerner les signes qu'Il me donne pour m'orienter. L'étude de la Bible et de ce que dit l'Église nous apprend à connaître Jésus et à discerner les signes qu'Il me donne. Il me parle, me donne les instructions pour m'orienter, par sa Parole que l'on trouve dans la Bible interprétée authentiquement par l'Eglise, mais aussi par les personnes qu'Il met sur ma route, par le regard d'un ami, par un événement qui me touche... Ce n'est pas automatique : il faut prendre le temps d'apprendre à Le connaître pour Le reconnaître quand Il me parle.

     Mais ce n'est pas à moi de tracer la feuille de route, car Il sait faire cela bien mieux que moi. Je peux avoir une totale confiance dans sa conduite, car Il ne veut m'emmener que vers mon bonheur véritable.

vendredi 20 août 2010

Qu'est-ce que l'amour ?

     "Comment l’amour peut-il faire l’objet d’un commandement ? Si l’amour est contraint, il n’est plus libre ; et s’il ne procède pas de la liberté, il est indigne d’être appelé « amour »."

     Ce genre d’objection est caractéristique de la culture contemporaine et procède de la confusion entre l’amour-sentiment et l’amour-volonté. Il est clair que l’on ne peut contraindre quelqu’un à ressentir un sentiment d’amour pour une autre personne. Les sentiments et émotions – tels que l’amour de convoitise, le désir ; ou leurs contraires : la haine, l’aversion – sont des passions de l’âme qui s’éveillent spontanément en réponse à une action extérieure perçue par les sens (ou imaginée intérieurement). Il est absurde de chercher à « commander » ce qui est de l’ordre du réflexe. Par contre l’amour-volonté désigne l’orientation délibérée et volontaire de la personne vers une fin discernée comme étant un bien. Seule cette forme d’amour est un « acte humain », c'est-à-dire une action qui implique un engagement de la liberté ; l’amour-sentiment est un acte dit « de l’homme », c'est-à-dire une action instinctive, spontanée, sans valeur morale. La confusion entre ces deux modalités de l’amour est redoutable : bon nombre de jeunes gens de nos jours refusent de s’engager dans le mariage sous prétexte qu’ils ne peuvent pas assurer que leur sentiment survivra à l’usure du temps. Sur ce point ils n’ont pas tort : les sentiments sont versatiles par nature ; c’est bien pourquoi ils doivent être pris en relais par un acte de volonté qui les ratifie et en fait un choix libre et durable. La décision d’aimer pour la vie procède d’un discernement aboutissant à la conviction partagée par les fiancés qu’ils sont « faits l’un pour l’autre », c'est-à-dire qu’ils sont donnés l’un à l’autre pour qu’ils apprennent à s’aimer et puissent découvrir au cœur de cet amour, le visage de leur Dieu. Une fois le discernement accompli et la décision prise, c’est dans l’obéissance à la parole donnée que les époux persévèrent dans l’amour, jour après jour.

     Il en va de même pour notre relation à Dieu : le précepte de l’amour de Dieu et du prochain n’a de sens que sur l’horizon de l’Alliance, c'est-à-dire de l’engagement réciproque contracté entre Dieu et son peuple, une fois pour toutes.


Père Joseph-Marie
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mercredi 18 août 2010

Justice de Dieu / justice des hommes

Mt 20, 1-16
Jésus disait cette parabole : « Le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne.
[...]
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : 'Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.' Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent.
En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine ... »

     La justice de Dieu n'est pas celle des hommes. Celle des hommes est implacable, car naturellement nous ne pouvons pas pardonner. Mais la justice de Dieu se dépasse dans sa charité. Ce qui fait qu'elle nous semble injuste, pas équitable : "C'est trop facile !"
Nous sommes appelés à imiter la justice de Dieu, à pratiquer une justice qui se dépasse dans la charité divine, et qui voit le besoin d'autrui. C'est impossible si nous ne sommes pas habités par cette Charité.

mercredi 11 août 2010

Du courage de la vérité

     « Ta Parole est claire, Seigneur : par nos silences complices, nous partageons la responsabilité des égarés. Mais à l’heure où le relativisme moral et le syncrétisme doctrinal se sont infiltrés jusqu’au cœur de nos communautés chrétiennes, comment veux-tu que nous pratiquions la correction fraternelle ? Pour sûr : nous allons nous faire accuser de moralisme, de fanatisme, d’intolérance et que sais-je encore ! Envoie sur nous ton Esprit, Seigneur, que nous puissions nous acquitter de “la dette de la charité fraternelle” avec douceur et compassion, afin que nos paroles n’humilient pas nos frères, mais les édifient ; qu’elles contribuent à construire ton Corps et non à le diviser davantage. »

Père Joseph-Marie
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vendredi 16 juillet 2010

Perfection ou sainteté ?

Donne-moi de m'accueillir comme tu m'accueilles,
de m'aimer comme tu m'aimes.

Délivre-moi de la perfection que je veux me donner,
ouvre-moi à la sainteté que tu veux m'accorder.


Epargne-moi les remords de Judas,
rentrant en lui-même pour n'en plus sortir,
épouvanté et désespéré devant son péché.

Accorde-moi le repentir de Pierre,
rencontrant le silence de ton regard plein de tendresse et de pitié.

Et si je dois pleurer,
que ce ne soit pas sur moi-même mais sur ton amour offensé.

Seigneur, tu connais le désespoir qui ronge mon cœur.
Le dégoût de moi-même, je le projette sans cesse sur les autres !

Que ta tendresse me fasse exister à mes propres yeux !
Je voudrais tellement déverrouiller la porte de ma prison
dont je serre moi-même la clef !

Donne-moi le courage de sortir de moi-même.
Dis-moi que tout est possible à celui qui croit.
Dis-moi que je peux encore guérir,
dans la lumière de ton regard et de ta parole.



Texte attribué à Saint Augustin

jeudi 15 juillet 2010

La clef pour comprendre la nature de la liturgie

     Comme vous le savez, la liturgie me passionne. J'essaie d'en comprendre la nature, l'esprit, et donc les règles qui la régissent. Je viens de lire un excellent article du Père Michel Gitton dans France Catholique : "Liturgie, mais que se passe-t-il dans la Sainte Église ?" qui résume fort bien la situation actuelle et, chose précieuse !, donne au détour d'une phrase la clef de compréhension de ce qu'est la liturgie :

     "Le respect des textes et des rubriques n’est pas facultatif, il est la condition pour se laisser peu à peu former intérieurement par la prière de l’Église."

     La liturgie n'est pas simple prière, elle est action divine, action de Dieu, par l'Église (nous y reviendrons).

     Elle forme les cœurs à la prière dans un esprit dont les phrases suivantes témoignent :
"Il y a une position qui est loin d’être dominante, mais qui mérite d’être considérée. Elle est le fait de clercs et de laïcs qui ont accepté sans mauvaise grâce le Missel de Paul VI, voire qui n’ont connu que lui, qui y ont coulé leur piété, qui ont essayé d’en dégager toutes les richesses et qui s’étonnent de le voir traité comme il l’est d’un côté comme de l’autre."

     C'est l'état d'esprit de l'enfant qui accepte de recevoir même les mots de sa prière vers son Père de sa Mère, qui est l'Église.

http://www.france-catholique.fr/LITURGIE-MAIS-QUE-SE-PASSE-T-IL.html 

jeudi 10 juin 2010

Dieu NOTRE Père

     « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. »

     « Dieu notre Père, pardonne-nous notre mensonge quotidien : nous prétendons avoir accès à ta présence, nous nourrir du Corps que ton Fils a livré pour "rassembler tes enfants dispersés", tout en gardant au cœur des animosités, des ressentiments, et tant d’autres sentiments négatifs inavouables envers ceux qui sont avant tout et surtout nos frères. Apprends-nous à vivre de manière cohérente avec notre foi et à pardonner gratuitement, par amour pour ton Fils Jésus-Christ, dont la patience et la miséricorde infinies à notre égard, devraient nous purifier à tout jamais de toute velléité de rancœurs. »


(homelies.fr)

mercredi 10 mars 2010

Le temps du Carême

Moïse au Buisson ardent - 3ème dimanche de Carême

     "L'Ange du Seigneur lui apparut au milieu d'un feu qui sortait d'un buisson.
Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer..."

     Si nous restons repliés sur notre péché, sur nos échecs, sur notre médiocrité,… notre vie sera médiocre, nous ne ferons que prolonger la série des échecs, et cette triste aventure nous conduira à périr lamentablement, c'est-à-dire à sombrer dans une mort insensée.
     Mais si nous tournons [nos] regards vers la lumière qui luit déjà dans nos ténèbres, nous deviendrons participants de la lumière, nous deviendrons des fils de lumière, des fils du Jour qui ne finira pas. La mort n’aura sur nous plus aucune emprise puisque nous serons passés de la mort à la vie dans le Christ.

     Le carême ne nous est pas donné pour nous appesantir sur notre péché au risque de sombrer dans la désespérance ; [...] aujourd’hui nous sommes invités à accueillir [la] lumière dans nos vies ; ou plutôt à prendre conscience que ce Feu brûle déjà en nous, et qu’il ne tient qu’à nous qu’il embrase toute notre vie.

(D'une homélie du site homelies.fr)

mardi 23 février 2010

Obéissance à Dieu et liberté personnelle

     La volonté de Dieu "est justement le lieu où nous trouvons notre véritable identité". Dieu nous a créés, et sait ce qui est vraiment bon pour nous, ce qui est conforme à notre nature. Mais il nous faut accepter de dépendre de Dieu, de lui faire confiance. Et c'est difficile, parce que notre tendance est de vouloir être autonome, sans Dieu ni maître.
     Nous concevons la liberté comme la possibilité de "faire ce que l'on veut". Mais c'est une liberté toute extérieure. La véritable liberté est une liberté intérieure, une liberté accordée à ce que nous sommes profondément. La liberté d'être ce que nous sommes, la liberté de n'être mus que par l'amour et non par toutes sortes de passions aliénantes.

     « C'est un mot qui ne plaît pas à notre époque. L'obéissance apparaît comme une aliénation, comme une attitude servile (...). Au lieu du mot '' obéissance'', nous voulons comme mot-clef anthropologique ''la liberté''. Mais en considérant de près ce problème, nous voyons que ces deux choses vont ensemble (...). Parce que la volonté de Dieu n'est pas une volonté tyrannique (...), mais elle est justement le lieu où nous trouvons notre véritable identité (...). Prions réellement le Seigneur, afin qu'il nous aide à voir intimement que telle est la liberté et d'entrer ainsi avec joie dans cette obéissance » et de rassembler les hommes « et de les conduire - par notre exemple, par notre humilité, par notre prière, par notre action pastorale - à la communion avec Dieu »

Benoît XVI au clergé de son diocèse, 19 février 2010

A propos de la dérision

     "Souvent, la dérision fait tourner la meule de l'intimidation. Il n'est pas dit que les esprits y gagnent en liberté, bien au contraire. Il y a certes un rire de la jubilation, qui naît de l'émerveillement, de la gratitude du plaisir. [...]
     Qui rit de tout ne s'indigne plus de rien parce qu'il n'admire rien. Il n'a guère le cœur de s'indigner. Le principe de la servitude est dans sa conscience. Riez gens sans amour qu'à rire tout incline, chantait Aragon."

Extrait d'un texte de Jean-Noël Dumont, philosophe, directeur du Collège supérieur de Lyon, paru dans le Figaro, daté du 23 mars 2007

samedi 30 janvier 2010

À propos des sacrements...

     Les sacrements sont "cause de la grâce de Dieu" et ont "la capacité de communiquer la vie divine".
L'élément matériel d'un sacrement est la réalité sensible et visible (eau, huile, pain). L'élément formel, les paroles prononcées par le ministre. "Elles sont toutes les deux essentielles pour une célébration complète et valide des sacrements".

     "Il est important de reconnaître combien la vie sacramentelle est précieuse et indispensable pour chaque chrétien."
     "La célébration des sacrements doit être empreinte de dignité et de retenue, doit favoriser le recueillement personnel et la participation communautaire, le sens de la présence de Dieu et l'ardeur missionnaire. [...] Les sacrements sont un grand trésor de l'Église et chacun de nous a le devoir de les célébrer avec du fruit spirituel. En eux se trouve un élément surprenant qui touche notre vie : le Christ, par des signes visibles, vient à notre rencontre, nous purifie, nous transforme et nous fait participer à sa divine amitié."

Extraits de la catéchèse de Benoît XVI lors de l'Audience générale du mercredi 30 décembre 2009.

Homélie pour la fête de l'Epiphanie

Extraits...

     Ce n'est que dans cet Enfant que se manifeste la force de Dieu, qui rassemble les hommes de tous les siècles, car sous sa domination ils parcourent la route de l'amour, qui transfigure le monde. [...] Beaucoup de personnes ont vu l'étoile, mais seules quelques unes en ont compris le message. Les experts de l'Écriture de l'époque de Jésus connaissaient parfaitement la Parole de Dieu. Ils étaient en mesure de dire sans aucune difficulté ce qu'on pouvait trouver dans celle-ci à propos du lieu où le Messie devait naître, mais, comme le dit Saint Augustin : "Il leur est arrivé comme aux pierres milliaires : tout en donnant des indications au voyageurs en chemin, ils sont eux-mêmes restés inertes et immobiles" (Sermo 199. In Epiphania Domini, 1, 2).

     Quelle est la raison pour laquelle certains voient et trouvent et d'autres pas ? Qu'est-ce qui ouvre les yeux et le cœur ? Qu'est-ce qui manque à ceux qui sont indifférents, à ceux qui indiquent la route mais ne bougent pas ? Nous pouvons répondre : trop d'assurance en eux-mêmes, la prétention de connaître parfaitement la réalité, la présomption d'avoir déjà formulé un jugement définitif sur les choses rend leurs cœurs fermés et insensibles à la nouveauté de Dieu. Ils sont sûrs de l'idée qu'ils se sont faite du monde et ne se laissent plus bouleverser au plus profond d'eux-mêmes par l'aventure d'un Dieu qui veut les rencontrer. Ils placent leur confiance d'avantage en eux-mêmes qu'en Lui et ne considèrent pas possible que Dieu soit grand au point de pouvoir se faire tout petit, de pouvoir vraiment s'approcher de nous.

     À la fin, ce qui manque, c'est l'humilité authentique, qui sait se soumettre à ce qui est plus grand, mais également le courage authentique, qui conduit à croire à ce qui est vraiment grand, même si cela se manifeste dans un Enfant sans défense. Il manque la capacité évangélique d'être des enfants dans son cœur, de s'émerveiller, et de sortir de soi pour se mettre en route sur le chemin que l'étoile indique, le chemin de Dieu.
     Mais le Seigneur a le pouvoir de nous rendre capables de voir et de nous sauver. Nous voulons alors Lui demander de nous donner un cœur sage et innocent, qui nous permette de voir l'étoile de sa miséricorde, de nous mettre en route sur son chemin, pour le trouver et être inondés par la grande lumière et par la joie véritable qu'il a apporté dans le monde. Amen !

Benoît XVI
6 janvier 2010

mardi 19 janvier 2010

Le Sermon sur la Montagne

     La logique du Royaume est implacable. La seule manière d'entrer dans les exigences du Sermon sur la Montagne est de nous placer résolument dans le dynamisme des vertus théologales : foi, espérance, charité. C'est-à-dire d'épouser le regard de Dieu sur les personnes et sur les événements.

     Ce n'est pas en vertu de mes propres capacités naturelles que je peux répondre aux exigences du Sermon sur la Montagne, mais au nom de Jésus, en vertu de la participation à son Esprit, dans l'Église.

     Si nous nous contentons d'agir selon les élans de notre nature, notre récompense sera de ce monde. Mais si nous accueillons sa grâce, c'est lui le Seigneur qui nous enseignera jour après jour comment vivre en citoyens du Royaume, en fils et filles de Dieu notre Père.

     Seul l'homme régénéré, enraciné dans la foi, marchant dans l'espérance et vivant de l'Esprit de charité, est vraiment utile à ses frères.

(D'une homélie du site homelies.fr)

Papillotes Révillon

     Comme beaucoup de personnes je pense, j'aime beaucoup les papillotes Révillon, élément (quasi) indispensable du temps de Noël. Mais j'aime aussi beaucoup les petites citations qu'on trouve sur le papier à l'intérieur... et qui font tout autant partie du charme de ces petites douceurs. Voici mon "best of" cette année :

« Certains hommes parlent pendant leur sommeil. Il n'y a guère que les conférenciers pour parler pendant le sommeil des autres. » Alfred Capus
... La très connue...

« La critique est une chose bien commode : on attaque avec un mot, il faut des pages pour se défendre. » Jean-Jacques Rousseau
... Certains journalistes feraient bien de s'en souvenir avant de dire trop de bêtises...

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » Alphonse de Lamartine
... Bateau aussi, quoique tellement vraie !

« La liberté est le droit de faire ce que les lois permettent. » Montesquieu
... La liberté est un terme tellement galvaudé, on ne sait plus vraiment ce qu'il veut dire, ce qui mène au drame de notre société moderne : les hommes cherchent la liberté et ne trouvent que l'esclavage des passions.

« Quand on aime, il semble que l'on ait une toute autre âme que quand on n'aime pas. » Blaise Pascal
... Ma préférée de l'année... Et on parle là de l'amour véritable, non d'un succédané sentimental.

mercredi 9 décembre 2009

«Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. »

     Dieu est si grand et nous le savons si bien que nous avons vite fait d’imaginer un chemin de perfectionnement qui devrait nous rapprocher de Dieu et nous rendre plaisants à ses yeux. En soi, cela pourrait ne pas être mauvais, quelques fois cela pourrait même être juste. Mais nous nous encombrons, en plus de tout ce que nous devons faire, de tout ce que nous croyons devoir faire. Cela nous dépasse.

     Pour nous délivrer de cet esclavage, Jésus nous demande aujourd’hui de prendre conscience du chemin que lui a parcouru pour contourner les obstacles que nous mettons entre sa miséricorde et nous. Le Très-Haut s’est fait petit enfant. Celui devant qui nous n’osons paraître avant d’avoir acquis l’assurance que nous sommes conformes à ce qu’il attend de nous, se fait petit enfant, il ne demande rien d’autre qu’un accueil dans la simplicité. Notre Dieu n’est pas un idéal, il est une personne. Notre Seigneur ne se rencontre pas au terme d’un chemin de perfectionnement, il nous surprend et nous invite dans une crèche.

     Ce temps de l’Avent doit donc être le chemin de la simplification. « Je vous procurerai le repos », annonce le Seigneur. Laissons tomber tous les masques et les rôles de composition pour vivre enfin ce que nous sommes vraiment : des fils, des enfants de Dieu. Voilà ce que nous sommes, voilà comment Dieu nous voit.

Père Joseph-Marie
(c) Famille de saint Joseph 2009 - Tous droits réservés

samedi 21 novembre 2009

Message de Benoît XVI pour la journée mondiale de l'alimentation

     Le 16 octobre 2009, Benoît XVI a fait parvenir un message au directeur général de la FAO (organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) à l'occasion de la journée mondiale de l'alimentation.
Quelques extraits et les idées principales...

     « La crise actuelle, qui frappe sans distinction l'ensemble des secteurs de l'économie, touche particulièrement et durement le monde agricole dont la situation devient dramatique. Cette crise demande aux Gouvernements et aux différentes composantes de la Communauté internationale d'opérer des choix déterminants et efficaces.
Garantir aux personnes et aux peuples la possibilité de vaincre le fléau de la faim signifie leur assurer un accès concret à une alimentation adéquate et saine. Il s'agit là, en effet, d'une manifestation concrète du droit à la vie qui, bien qu'il soit proclamé solennellement, demeure trop souvent loin de sa pleine application. »

     Puis Benoît XVI souligne combien le thème choisi cette année, Atteindre la sécurité alimentaire en temps de crise, doit encourager la Communauté internationale à intervenir d'une manière plus adéquate et plus forte. « Je souhaite, dit-il, qu'une telle intervention puisse favoriser une coopération en vue de protéger les méthodes de culture de la terre propres à chaque région et d'éviter un usage inconsidéré des ressources naturelles. »
Il souhaite également que soient préservés « les droits fondamentaux de ceux qui travaillent la terre ». En effet, « l'expérience montre que les solutions techniques, même avancées, manquent d'efficacité si elles ne se réfèrent pas d'abord à la personne, qui est première et qui, dans sa dimension spirituelle et matérielle, est à l'origine et au terme de toute activité. »

     « Plus qu'un besoin élémentaire, l'accès à la nourriture est un droit fondamental des personnes et des peuples. Il pourra devenir une réalité, et une sécurité donc, si un développement adéquat est garanti dans toutes les diverses régions. En particulier, le drame de la faim pourra être surmonté seulement « en éliminant les causes structurelles qui en sont à l'origine et en promouvant le développement agricole des Pays les plus pauvres à travers des investissements en infrastructures rurales, en systèmes d'irrigation, de transport, d'organisation des marchés, en formation et en diffusion des techniques agricoles appropriées, c'est-à-dire susceptibles d'utiliser au mieux les ressources humaines, naturelles et socio-économiques les plus accessibles au niveau local » (Caritas in veritate, n. 27). »

Source : http://zenit.org/article-22356?l=french

mercredi 4 novembre 2009

Les derniers jours du dimanche libre...

      Peut-être fallait-il que soit enlevé aux chrétiens ce qu'ils ont de plus cher pour qu'enfin la résistance monte et que leur foi se renouvelle vraiment par une ré-intériorisation choisie du dimanche, par une conversion appelée par Jean-Paul II et que Benoît XVI invite sur un autre mode à faire vraiment. N’est-ce pas en hiver qu'on espère le printemps, en prison qu'on espère la liberté ? C'est en leur enlevant le dimanche que se creusera peut-être dans le cœur des chrétiens le désir de le vivre à nouveau et de vouloir ce bonheur pour tous. À chacun d'y œuvrer désormais.

      Et comme premier acte de cette décision : choisissons d’ignorer toujours les magasins ouverts le dimanche. C’est maintenant que tout commence.

mardi 3 novembre 2009

L'union à Dieu

      « Dieu commence par se mettre à notre pas. Il pénètre nos barrières, nous attire d'une manière puissante, se manifeste pour retenir notre attention. Puis l'heure vient pour le moine de se mettre au pas de Dieu. Sans insister, Dieu sollicite, donne de légères indications. Il faut exercer son regard pour voir, penser, juger et réagir à ces sollicitations.

      Les sentiments que nous éprouvons, ou l'absence de sentiments, ne sont absolument pas révélateurs de la réalité de notre vie, de nos actes. Ce que nous éprouvons, ressentons, tout ce qui est source d'émotion est, souvent, peu fondé. Il faut donc, à partir de ces émotions, porter un jugement personnel en les soumettant au jugement d'un autre qui nous aide à voir la réalité telle qu'elle est. Le moine s'efforce donc d'appuyer ses sentiments sur un jugement sûr, l'expérience d'un ancien. »


      Paroles également valables pour les laïcs vivant dans le monde et qui veulent vivre l'union à Dieu, c'est à dire la sainteté, vocation de tout être humain.

Extrait du livret de présentation de Nóvy Dvúr et Sept Fons.

mercredi 28 octobre 2009

Portrait de Benoît XVI

B

      « La caractéristique la plus frappante de Ratzinger est au contraire la simplicité, l'humilité et l'affabilité amicale. Il était déjà ainsi comme cardinal et je peux en témoigner personnellement. Sa douceur, m'a toujours donné l'impression de l'enfance évangélique et il est extrêmement rare de la trouver chez les grands intellectuels, comme il l'est réellement.

      Dans sa conduite ou dans ses discours publics, dans ses années de formation universitaire, dans ses livres, ses conférences, il n'y a jamais la moindre trace d'arrogance intellectuelle (typique des milieux universitaires) ou de fierté et d'intolérance. Au lieu de cela, Joseph Ratzinger est un homme très accueillant, bon: il tend toujours la main la plus fraternelle et paternelle, même à ses détracteurs [...]. La défense de la vérité à travers sa charité est sa marque [...].

      En aucune circonstance, Ratzinger n'a exprimé des paroles dures envers les gens. Pourtant, il ne recule jamais - avec douceur - pour défendre la foi catholique, professer la vérité et en donner les raisons. Parce qu'il a toujours eu une foi inébranlable dans le «logos», la raison de tous les êtres humains, quelles que soient leurs convictions, donc, dans la possibilité de compréhension et de dialogue, lorsqu'elle n'est pas entravée par des préjugés ou l'idéologie.

      C'est pourquoi il aime écouter et étudier les arguments des autres ou leurs objections, avec un profond respect et un grand amour pour la poursuite de la vérité. Franchement, c'est une rareté dans le paysage intellectuel. Peut-être parce qu'il est profondément chrétien et se sent solidaire avec tous les hommes, jamais - dans ses livres - il n'exprime de dédain envers quiconque. Encore moins porte-t-il des jugements tranchants, comment nous aimons à le faire dans les journaux, au kilo!»

La pauvreté pour le disciple de Jésus-Christ

      Au-delà de l'observance des lois de la religion, le cœur du disciple reste disponible. Notre condition de disciple dépasse la fidélité à la Loi, quoiqu'elle ne l'abolisse pas. La Parole de Dieu, Sagesse divine, m’interpelle et m’exhorte à être uni au Christ dans la proximité de son amitié et de son amour.

      La pauvreté se révèle comme la condition pour adhérer pleinement à la personne du Christ. L’enjeu n’est pas de rechercher la pauvreté pour elle-même mais de rechercher le Christ et lui permettre de devenir le centre de toute ma vie. Le but c’est le « suis-moi » autrement dit la sequela Christi et pour la vivre, Jésus m’invite à vider mon sac à dos. Saint Bernard dit aussi que la richesse nous rend aveugle dans le combat spirituel de la charité et nous coupe des autres dans notre suffisance.

(Réflexions inspirées d'une homélie du site homelies.fr)