Affichage des articles dont le libellé est Liturgie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Liturgie. Afficher tous les articles

mardi 12 octobre 2010

Liturgie et sacrements : enjeu des déformations

     "Saint Léon le Grand, cité dans le Catéchisme de l'Église catholique, dit qu'après l'Ascension tout ce qui dans le Seigneur était visible sur terre est passé dans les sacrements. C'est de cette façon qu'aujourd'hui le Christ continue à être présent et visible pour nous. C'est à la lumière de ceci qu'il faut comprendre ce que saint Thomas veut dire lorsqu'il parle de "matière" du sacrement. Si on ne revient pas à ce genre de notion réaliste, il est impossible de comprendre les sacrements. La présence divine n'est pas seulement quelque chose qu'il faut envisager "symboliquement", mais elle est quelque chose qui touche l'homme par le moyen du sacrement, elle est quelque chose qui agit."

     "On ne peut pas fabriquer un culte à sa propre image, sinon c'est Dieu que l'on déforme. Or aujourd'hui, non seulement on imagine un dieu et après on improvise un culte qui convienne à cette image, mais on va même jusqu'à imaginer d'abord un culte pour inventer ensuite le dieu qui lui correspond. L'idolâtrie signifie "idée déformée de Dieu" : c'est bien là la réalité qui nous entoure.
     "La liturgie est et reste le lieu le plus approprié pour cette rencontre avec Dieu, et pour cela le Pape, lorsqu'il s'en préoccupe, ne traite pas de problèmes secondaires, mais bien de questions primordiales : si même la liturgie se met à parler le langage du monde, comment faire pour aider l'homme ?"


Mgr Nicola Bux
Source : ProLiturgia.org

mardi 7 septembre 2010

La Messe, actualisation de la Passion du Christ

     "À chaque Messe, le Christ en gloire vient à nous, pour nous toucher à travers sa Croix, et actualiser envers nous sa Passion rédemptrice, cause universelle, surabondante, infinie du salut du monde.

     À chaque Messe, l'Église entre dans le drame de la Passion rédemptrice à proportion de sa foi et de son amour. Voilà l'application première, la participation directe du sacrifice de la Croix, procurée par la Messe. Cette application, cette participation est immense mais finie. Elle se fait infailliblement.

     À chaque Messe, l'Église unie par sa foi et son amour à la Passion du Christ, supplie pour le salut du monde. Ce qu'elle obtient ainsi par sa supplication, ce qu'elle puise ainsi dans la Passion du Christ et qui retombe en bénédiction sur les hommes, est une application seconde, une participation indirecte, finie elle aussi, du sacrifice de la Croix.

     Voilà ce que les théologiens appellent les fruits de la Messe."

La Messe, présence du Sacrifice de la Croix
Cardinal Journet


     "Devant la souveraine Beauté, l'Amour infini, créateur, rédempteur, dispensateur de tous les biens, l'homme qui prend conscience de ces réalités ne peut rester neutre, ni se contenter d'un service purement formaliste articulé du bout des lèvres ; son hommage doit partir du cœur, l'engager tout entier, être fait d'adoration, de reconnaissance et d'amour."

Dom Gajard (1957)

     "Aimons donc, aimons sans recherche ; car c'est le Seigneur que nous aimons, et nous ne pouvons rien trouver de meilleur que lui. Aimons-le pour lui-même ; et nous en lui, mais pour lui."

jeudi 15 juillet 2010

La clef pour comprendre la nature de la liturgie

     Comme vous le savez, la liturgie me passionne. J'essaie d'en comprendre la nature, l'esprit, et donc les règles qui la régissent. Je viens de lire un excellent article du Père Michel Gitton dans France Catholique : "Liturgie, mais que se passe-t-il dans la Sainte Église ?" qui résume fort bien la situation actuelle et, chose précieuse !, donne au détour d'une phrase la clef de compréhension de ce qu'est la liturgie :

     "Le respect des textes et des rubriques n’est pas facultatif, il est la condition pour se laisser peu à peu former intérieurement par la prière de l’Église."

     La liturgie n'est pas simple prière, elle est action divine, action de Dieu, par l'Église (nous y reviendrons).

     Elle forme les cœurs à la prière dans un esprit dont les phrases suivantes témoignent :
"Il y a une position qui est loin d’être dominante, mais qui mérite d’être considérée. Elle est le fait de clercs et de laïcs qui ont accepté sans mauvaise grâce le Missel de Paul VI, voire qui n’ont connu que lui, qui y ont coulé leur piété, qui ont essayé d’en dégager toutes les richesses et qui s’étonnent de le voir traité comme il l’est d’un côté comme de l’autre."

     C'est l'état d'esprit de l'enfant qui accepte de recevoir même les mots de sa prière vers son Père de sa Mère, qui est l'Église.

http://www.france-catholique.fr/LITURGIE-MAIS-QUE-SE-PASSE-T-IL.html 

samedi 30 janvier 2010

À propos des sacrements...

     Les sacrements sont "cause de la grâce de Dieu" et ont "la capacité de communiquer la vie divine".
L'élément matériel d'un sacrement est la réalité sensible et visible (eau, huile, pain). L'élément formel, les paroles prononcées par le ministre. "Elles sont toutes les deux essentielles pour une célébration complète et valide des sacrements".

     "Il est important de reconnaître combien la vie sacramentelle est précieuse et indispensable pour chaque chrétien."
     "La célébration des sacrements doit être empreinte de dignité et de retenue, doit favoriser le recueillement personnel et la participation communautaire, le sens de la présence de Dieu et l'ardeur missionnaire. [...] Les sacrements sont un grand trésor de l'Église et chacun de nous a le devoir de les célébrer avec du fruit spirituel. En eux se trouve un élément surprenant qui touche notre vie : le Christ, par des signes visibles, vient à notre rencontre, nous purifie, nous transforme et nous fait participer à sa divine amitié."

Extraits de la catéchèse de Benoît XVI lors de l'Audience générale du mercredi 30 décembre 2009.

mercredi 26 août 2009

Le mystère de la liturgie

      Plus la liturgie est ce qu'elle doit être, plus elle est magnifiée et plus elle nous conduit au cœur du mystère de Dieu, plus elle éduque notre foi et conforme notre cœur et tout notre être à Dieu.
Mais plus elle est déformée, adaptée à nos goûts ou à nos façons de faire, moins elle nous conduit à Dieu et nous enferme plutôt en nous-mêmes. Elle est alors le reflet de ce que nous sommes, de nos modes de pensée, peut-être une tentative d'atteindre le divin. Mais pas l'action même du Christ qui offre son action de grâce à Dieu son Père et à laquelle Il nous associe.
C'est pourquoi il est si important et si urgent de soigner la liturgie et d'en redécouvrir le sens profond.
La liturgie éduque notre foi : "La liturgie représente le dogme chanté et prié".

      "Le chant liturgique n'est tel que s'il est propre à exprimer ce mystère et à nous y introduire". Mystère pascal du Christ qui participe de l'éternité dans laquelle Il est entré et qui est ainsi rendu présent à tous les temps.

      "La mélodie permet aux paroles de dépasser la simple compréhension intellectuelle : elle nous conduit à une contemplation qui se situe au-delà de toute parole et de toute idée : l'adoration et la communion au mystère divin."

Réflexions librement inspirées de la lecture de "Saint Grégoire le Grand - Chant grégorien - Art et prière de l'Église" écrit par la Schola Saint-Grégoire, aux éditions Téqui.